Les étiquettes vont sur les pots… pas sur les personnes!

Publié le 1 octobre 2018 Ça va bien aller...

Les étiquettes vont sur les pots… pas sur les personnes!

Saviez-vous qu’au Québec, une personne sur cinq sera touchée par la maladie mentale au cours de sa vie?
1 sur 5 ! 
Ça peut être toi , moi, notre mère, notre frère, notre ami ou notre collègue...

Malgré que la maladie mentale soit de plus en plus connue dans notre société, elle demeure toutefois encore très stigmatisée.

Semaine de sensibilisation aux maladies mentales 1er au 7 octobre. Ensemble controns la stigmatisation et la discrimination.❓Stig-ma-ti-sée… ça veut dire quoi au juste❓

Dans le fond, c’est qu’on a des idées préconçues, des préjugés, à propos des maladies mentales. Ça nous fait peur, ça dérange notre vie tranquille et on aime mieux les ignorer ou les rejeter… 

Combien de fois a-t-on entendu, ou dit, des commentaires blessants et injustes au sujet des personnes ayant des maladies mentales?

« Elles sont dangereuses, incompétentes, bizarres, folles, pas normales ». 

« Je ne veux pas qu’elles s’approchent de moi. » 

« Ben voyons, c’est une passe, il a juste à se prendre en main. »

« Pas besoin de prendre congé pour ça. »

Quand on dit ça des personnes atteintes, on pense peut-être que c’est inoffensif, mais au contraire ça provoque chez elles des conséquences négatives :

  • Baisse d’estime de soi ... 👎
  • Dévalorisation ... 😿
  • Gêne ... 😳
  • Honte...  🙈

Souvent, ça les amène à s’isoler et même à éviter d’aller chercher l’aide dont elles ont besoin pour retrouver une vie sociale, saine et équilibrée.

Selon un sondage de l’Association médicale canadienne (AMC), 50 % des personnes sondées ne diraient pas à leurs amis ou à leurs collègues qu’un membre de leur famille a une maladie mentale, comparativement à une vaste majorité qui parlerait d’un diagnostic de cancer (72 %) ou de diabète (68 %) dans leur famille.

Il faut savoir que les personnes ayant une maladie mentale peuvent se rétablir, apprendre à vivre avec leur maladie et contribuer à la société. Mais pour y arriver, elles doivent avoir confiance en leurs capacités et se sentir à l’aise de demander de l’aide.

Qu’est-ce que je peux faire dans mon quotidien pour aider les personnes vivant avec une maladie mentale?

  1. M’informer
    Plus nous connaissons les maladies mentales, plus nous comprenons ce que ça implique et moins nous avons de perceptions négatives. Il faut apprendre à faire la distinction entre le mythe et la réalité, entre le vrai et le faux. Allez donc tester vos connaissances avec ce petit quiz interactif.
  2. Prendre conscience de mes comportements
    À bat les étiquettes! Les préjugés sur la maladie mentale rendent la vie plus difficile que la maladie elle-même… La maladie mentale ne définit pas la personne. Il faut voir la personne en arrière de la maladie et la traiter comme une personne unique qui a des qualités et des passions
  3. Utiliser un bon vocabulaire
    Notre langage a un impact important sur le rétablissement des personnes aux prises avec une maladie mentale. Par exemple, il faut éviter de dire « un schizo » et plutôt dire « une personne souffrant de schizophrénie ».
  4. Éduquer les autres
    Lorsque vous entendez des jugements sur les maladies mentales, tenter de rétablir les faits et d’expliquer à quel point les fausses croyances affectent les personnes qui souffrent d’une maladie mentale.
  5. Apporter mon soutien
    Si vous connaissez quelqu’un qui éprouve des problèmes liés à la maladie mentale, soyez présent, restez à l’écoute, demandez-lui comment vous pouvez l’aider et encouragez-le à aller chercher de l’aide auprès des nombreuses ressources disponibles. Des professionnels sont également à l’écoute 24 h sur 24, 7 jours sur 7, grâce à la ligne Info-Santé / Info-Social 811, n’hésitez jamais à l’utiliser pour vous ou un proche. Sachez que le cheminement et le rétablissement de la personne aura des hauts et des bas, alors restez positifs.

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. 💛 » - Gandhi


Julie Desaulniers,

Conseillère santé mentale adulte à la Direction du programme santé mentale adulte et dépendance

Yves Blanchette,
Directeur général du Regroupement des organismes de base en santé mentale Mauricie-Centre-du-Québec (ROBSM 04-17)