Avoir une vie plus douce malgré la maladie d’Alzheimer

Publié le 15 février 2019 Quand la maladie frappe…

Avez-vous déjà souhaité arrêter le temps pour profiter de certains moments de la vie qui passent trop rapidement?

Bien que nous n’ayons pas le contrôle sur le temps, nos souvenirs nous permettent de revivre ces émotions agréables liées à des moments du passé. 

Malheureusement, les troubles neurocognitifs (la maladie d’Alzheimer et autres maladies apparentées) peuvent en emporter quelques-uns avec eux.

Les personnes qui en souffrent ont besoin de soins et de services empreints d’humanité, et surtout, adaptés à leur état.

Notre organisation a tout mis en place pour bien les accompagner ainsi que leurs proches, de la détection précoce des premiers symptômes jusqu’aux services spécialisés.

L’histoire de Rita

Rita (nom fictif) est une dame âgée qui a reçu un diagnostic d’Alzheimer par son médecin de famille il y a quelques mois.

Celle-ci voyait déjà apparaître quelques signes qui lui apportaient beaucoup d’anxiété. Oublier beaucoup de choses ou ne plus connaître l’endroit où l’on se trouve, c’est très inquiétant.

Heureusement, sa maladie a été détectée précocement.

Le diagnostic précoce est une première étape importante pour diminuer l’anxiété et pour permettre de bien organiser les soins et services requis. C’est d’ailleurs pourquoi nos médecins et infirmières sont de mieux en mieux formés afin de détecter les premiers signaux rapidement.

Pour en revenir à l’histoire de Rita, son mari, avec qui elle demeurait, est tombé malade et il n’avait plus la force de bien prendre soin d’elle. Rita a donc été accueillie dans une résidence privée. Le déménagement et la séparation d’avec son conjoint de longue date ont été des étapes très difficiles pour elle.

Ce stress l’a amené à résister aux soins offerts, par exemple, à être agressive verbalement et physiquement. À bout de ressources, l’infirmière de la résidence privée a contacté une équipe spécialisée de notre établissement pour obtenir de l’aide.

Martine, éducatrice spécialisée, et Jessyka, infirmière clinicienne, sont donc venues à la rencontre de Rita et de l’équipe de soins. Ces deux professionnelles interviennent auprès d’usagers présentant des problèmes d’agressivité, de résistance aux soins, etc. Elles ont bien pris le temps d’observer et d’évaluer la situation pour ensuite proposer un plan d’action à l’équipe de la résidence. « Sachant que l’anxiété était la principale cause de son agressivité, nous avons donné quelques conseils à l’équipe comme mettre en place une routine adaptée, augmenter les loisirs, changer l’heure et la façon de donner le bain. Sachant que l’anxiété était une des causes, la médication a aussi été ajustée. » L’ensemble des interventions fut gagnant, car l’anxiété et l’agressivité de Rita ont diminué et, au final, elle a pu demeurer dans sa résidence au lieu d’être transférée en CHSLD. L’équipe de soins de la résidence est désormais mieux outillée pour intervenir, et le conjoint de Rita est heureux de constater que sa femme est plus calme lorsqu’il lui rend visite.

Dans leur travail, si Jessyka et Martine constatent que l’usager présente un trouble plus complexe, elles peuvent se référer au Centre d’expertise gériatrique (CEG) pour des conseils au niveau de la médication.

Dans le cas de Rita, ce n’était pas nécessaire, mais c’est parfois une option gagnante. Un tout nouveau CEG vient d’ailleurs d’ouvrir ses portes à Drummondville. On y trouve des soins et services très spécialisés : gérontopsychiatrie, gérontologie et neurogériatrie. C’est un gros avantage pour les personnes âgées, car celles-ci devaient auparavant se déplacer à l’extérieur de la région pour recevoir ce type de soins et services.

En terminant, de penser que l’un de nos proches puisse être atteint de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée n’est pas chose facile. Mais il est fort rassurant de savoir qu’il serait accompagné par des professionnels d’une grande expertise avec des qualités humaines d’écoute et d’empathie.

 

Équipe sur le projet

De gauche à droite : Martine Fontaine éducatrice spécialisée, Dr Sylvain Gamelin et Jessyka  Blais-Arel infirmière clinicienne.