Aie le courage de dénoncer une agression

Publié le 8 juin 2018 Ça va bien aller...

Tu te poses la question, comme l’a fait Léa Clermont-Dion : est-ce que la situation que j’ai vécue est normale? Quelqu’un t’a imposé des paroles, des gestes à connotation sexuelle contre ton gré, peut-être même en usant de chantage, d’intimidation, de violence?

Pour commencer, donne-toi le temps de prendre conscience que tu as bien été victime d’une agression sexuelle. C’est le processus que Léa a expliqué lors de son témoignage au Forum provincial : agressions sexuelles – violence conjugale. Sois indulgent envers toi-même, ce processus peut prendre des années…

Pourquoi dévoiler ou dénoncer?

Le but de dénoncer, même si le chemin pour y arriver peut te sembler difficile, c’est : te sentir mieux! Tu ressens probablement de la honte, de la culpabilité sans compter que physiquement, tu ne dois pas te sentir super bien.

Faire le premier pas pour dénoncer te permettra d’en parler et de cheminer vers ton rétablissement. Et rappelle-toi que tu n’es pas seul, tu peux aller chercher de l’aide pour t’accompagner dans cette démarche.

Comment te confier en toute confidentialité?

Sache qu’il existe plusieurs ressources prêtes à accueillir tes confidences, que ce soit sur une ou des agressions sexuelles. On pense ici aux organismes comme les CALACS, le CAVAC, EMPHASE et aussi, Info-Social 811 où des intervenants qualifiés sont disponibles 24/7. Peu importe où tu appelles, le rôle de ces intervenants consiste à t’écouter pour comprendre ce dont tu as besoin, t’offrir tout leur soutien et te référer vers la bonne ressource.

Pour saluer ton courage, voici une belle dose d’amour de Léa Clermont-Dion!

 

  • Josée Trudel, agente de relations humaines
    Répondante régionale pour les dossiers agression sexuelle, violence conjugale et prévention du suicide
  • Valérie Provencher, agente d’information