« J'ai fait un AVC à 33 ans » : l'histoire de Catherine

Publié le 19 juin 2024 Conseils santé et prévention

En ce mois dédié à la sensibilisation sur l’accident vasculaire cérébral (AVC), nous vous présentons l’histoire de Catherine, marquée par l’introspection, le courage et la résilience. Ayant vécu cet événement à seulement 33 ans, cette maman de trois enfants nous livre un touchant témoignage sur son expérience, mais également sur sa nouvelle façon de voir la vie.

Faire un AVC à 33 ans

Tout débute il y a dix ans, alors que Catherine se sent très mal et pense souffrir d’une gastro. Elle est alors loin de se douter que ses vomissements marquent le point de départ d’un très long parcours dans le réseau de la santé. « Tout ça s’est passé de façon graduelle. Ma mère est venue chez moi et m’a trouvée étendue par terre. On m’a amenée en ambulance. »  À l’hôpital, elle a une sensation de coup à la tête et se sent comme si elle était en état d’ébriété. C’est lorsqu’elle a commencé à avoir de la difficulté à parler que le diagnostic s’est précisé : elle était en train de faire un AVC.

Catherine passe ainsi trois jours aux soins intensifs, où ses fonctions vitales se dérèglent drastiquement. Alors que manger, marcher et respirer étaient jadis des actions simples et naturelles, celles-ci deviennent désormais de véritables défis quotidiens. « L’équipe médicale a été très transparente et a dit à mes parents : si elle passe les trois premières journées, elle va être correcte. Cependant, on ne sait pas comment elle va se rétablir, ça risque d’être long et périlleux. »  En effet, Catherine séjourne un mois au pavillon Sainte-Marie du Centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières (CHAUR).

Reprendre sa vie en main après un accident vasculaire cérébral (AVC)

De nature performante, voire compétitive, Catherine est bien loin de baisser les bras. « J’étais très motivée, entre autres pour pouvoir retrouver mes enfants. Les intervenants étaient tellement dédiés et avaient à cœur que je progresse. Quand je réussissais à boire une petite goutte de liquide, c’était une grande victoire. »  Déterminée, Catherine tient à faire partie de l’équipe de soins afin de participer activement à son rétablissement. « Tout s’arrimait, tout le monde se parlait de sorte que je n’avais pas à répéter sans cesse. J’ai été référée aux bonnes personnes rapidement. J’ai senti beaucoup d’humanisme à travers mon parcours de soins. »

C’est lors de son séjour de deux mois au Centre de réadaptation InterVal que Catherine commence à ressentir de la lassitude et une grande fatigue, puisque sa réhabilitation physique lui semble plus longue pour développer son autonomie. « Je faisais trop d’exercices parce que je désirais aller plus vite que ce dont j’étais réellement capable. À trop vouloir être forte, je me suis épuisée. » Une rencontre avec son entourage est alors nécessaire afin que ses proches apprennent à respecter le rythme de Catherine. « Mon neurologue m’a dit : avant, tu étais comme une voiture qui roulait à 200 km à l’heure en tout temps, il te faudra ralentir. Ses paroles ont remis mes valeurs aux bonnes places. Aujourd’hui, je me considère encore très dynamique parce que ça fait partie de ma personnalité, mais j’ai un regard différent. Est-ce vraiment nécessaire de courir sans arrêt ? »