Le vapotage n'est pas sans risque

20 décembre 2019 | Le CIUSSS

Trois-Rivières, le 20 décembre 2019 – La Direction de la santé publique et responsabilité populationnelle (DSPRP) souhaite mettre en garde la population contre les risques associés au vapotage, dont les effets sur la santé à long terme ne sont pas encore tous connus.

Tous les produits contenant de la nicotine, dont les produits de vapotage, peuvent entraîner une dépendance chez leurs utilisateurs. Une dépendance qui peut s’installer plus rapidement et être plus difficile à vaincre à long terme chez les jeunes. Ces effets peuvent affecter leur concentration, leur mémoire et leur humeur. En Mauricie et au Centre-du-Québec, selon l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS) de 2016-2017, 39,8 % des étudiants de la première à la cinquième secondaire, ont fait usage de la cigarette électronique au moins une fois dans leur vie. De ces mêmes étudiants, 14,1 % en avaient fait usage dans les 30 jours précédents l’enquête, ce qui est plus élevé que la moyenne provinciale.

 Risques à la santé

Des risques d’intoxication sont possibles lors d’un usage intensif, et ce, autant chez les jeunes que la population générale. Des maladies pulmonaires associées au vapotage sont également rapportées. À l’heure actuelle au Québec, on dénombre 4 cas confirmés de personnes atteintes d’une maladie pulmonaire grave associée au vapotage et 1 cas probable. Aucun cas n’a, pour le moment, été signalé dans notre région. Une enquête nationale est toujours en cours à ce sujet.

Il ne faut pas exclure les dangers associés à l’utilisation et l’entreposage des dispositifs et des liquides de vapotage. Des brûlures et des risques d’explosion peuvent survenir.

Recommandations de la Direction de la santé publique

  • Si vous ne fumez pas, ne vapotez pas.
  • Comme pour les produits du tabac, il est fortement recommandé aux jeunes de moins de 18 ans, aux femmes enceintes et aux non-fumeurs de s’abstenir de vapoter.
  • Il faut surveiller l'apparition de symptômes de maladie pulmonaire comme de la toux, de l’essoufflement ou une douleur thoracique. À l’apparition de ces symptômes, il est recommandé de consulter un médecin sans tarder.
  • Les dispositifs et les liquides de vapotage ne devraient sous aucune considération être modifiés ou être utilisés d’une manière non prévue par le fabricant.
  • Les produits de vapotage de sources illégales ou non réglementées sont particulièrement à éviter étant donné qu’ils comportent des risques additionnels.
  • Il ne faut toutefois pas considérer que les produits légaux sont sans risque.
  • Le retour aux cigarettes, si vous utilisiez la cigarette électronique pour arrêter, n’est pas recommandé. L’abandon des produits de vapotage devrait être votre prochaine étape.
  • Les fumeurs qui débutent une démarche d’abandon du tabac devraient utiliser les aides pharmacologiques reconnues par Santé Canada ainsi qu’utiliser les services de soutien nationaux gratuits et disponibles.

La DSPRP est préoccupée par cette nouvelle tendance et travaille en collaboration avec les commissions scolaires et certains organismes communautaires de la région afin de mettre en place un plan d’action régional ciblant la problématique du vapotage auprès des jeunes.

Pour les personnes qui veulent cesser de vapoter ou de fumer, vous pouvez appeler la ligne J’arrête au 1 866 JARRETE (527-7383), consulter le site Web www.defitabac.qc.ca, les centres d’abandon du tabagisme (CAT), le service de Messagerie texte pour Arrêter le Tabac (SMAT) ou vous référer à votre professionnel de la santé.

 Finalement, le site Web de Santé Canada propose une fiche conseils pour les parents qui se questionnent sur la manière d’aborder le sujet avec leur adolescent. Celle-ci est accessible à l’adresse www.considerelesconsequences.ca/ressources/#parents  

 Pour information :  

Julie Michaud

Agente d’information

CIUSSS MCQ
1 888 862-4382

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